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pas de transition sans éducation

Didier MULNET
le 17-02-2017

au delà du slogan, et des lieux communs, je vous propose d'argumenter sur cette question pour savoir si cette affirmation tres péremptoire est fondée?

Vos arguments, probablement très différents pourront nourrir les échanges sur le plan scientifique pendant le colloque, puis sur un plan plus politique et stratégique le lendemaiin du colloque

MANGUELE Daniel
le 18-02-2017

Pas de transition sans éducation, cette assertion a tout son fondement. Pourquoi ? Parce si les humains aspirent à un mieux être dans leur vie de tous les jours, en faisant bloc contre les changements climatiques par exemple ils doivent se mettre à l'école des changements climatiques. Se mettre à cette école les prémunit contre les affres de ce phénomène dont les chercheurs de plus en plus disent qu'il suscite les réfugiés climatiques. L'action de l'homme est au coeur de la dégradation de la nature dont les saisons deviennent folles. Au Cameroun par exemple il faut réécrire les livres de géographie parce que les livres actuels semblent pris de vitesse par des réalités autres que celles connues jusque-là. Comment donc faire front contre les changements climatiques sans éducation ? En ne tenant pas compte de l'éducation comment sauront les différents acteurs de la vie que nous sommes que leur survie est en jeu? 

Par conséquent, cette assertion est bien fondée et n'est pas un simple jeu de mot. 

MANGUELE Daniel
le 18-02-2017

Les questions de plus en plus d'actualité sont celles de l'avenir de l'humanité qui est presque à la croisée des chemins. Peut-être sommes-nous arrivés au stade de non retour où aucun espoir ne semble plus permis. Pourtant il faut continuer d'espérer, de croire qu'il n'est pas tard d'améliorer les choses, de leur donner une nouvelle direction qui aille dans le sens de la promotion de la vie. Si la transition sans éducation n'est pas possible dans la l'adaptation et la résilience aux changements climatiques, elle ne l'est pas moins pour l'éducation à la citoyenneté mondiale, à la place de choix à réserver aux savoirs locaux et autres minorités culturelles. À tous ces niveaux de réflexions il faut accorder la première place à l'éducation. Même dans les sociétés africaines traditionnelles, l'éducation occupait une place importante quoique basée sur l'oralite. On comprend donc que l'éducation doit diriger l'action de l'homme à tous les niveaux et secteurs de la société. 

MANGUELE Daniel
le 19-02-2017

L'actualité de la journée internationale de la langue maternelle avec sa thématique ''promouvoir la langue maternelle pour des avenirs durables ''montre que les langues maternelles devraient occuper une place privilégiée dans l'éducation. La directrice de l'Unesco le dit si bien dans l'analyse qu'elle fait à la suite de ce message. Pour envisager des avenirs durables il faut promouvoir une ou des sociétés multilingues qui tiennent compte des langues maternelles qui sont une ou des armes redoutables pour combattre la violence et l'exclusion sociale. Et c'est vrai. Il n'est donc pas lieu de regarder les langues des autres avec mépris, arguant qu'elles sont des sous-langues, non. Des langues considérées à tort comme sous-langues sont vectrices de paix, de non-violence et de cohésion sociale. 

D'où l'autre thématique : Les langues locales et le développement, leur prise en compte peut-elle aider à l'éducation au DD dans l'Afrique actuelle ? 

MANGUELE Daniel
le 19-02-2017

Ou plutôt : Les savoirs traditionnels ont-elles leur place dans le développement de L''Afrique et partant dans l'éducation au DD de l'Afrique ? Il est question dans cette situation de montrer que le DD de l'Afrique passe passe par la prise en compte de ses savoirs et partant de ses langues si nombreuses. Pourquoi ? Parce que la paix, la non-violence et la cohésion sociale sont à ce prix. Communiquer avec autrui dans ce qui lui est cher, à savoir sa langue peut dissiper tout malentendu et toute haine. La diversité culturelle devrait être regardée comme une force et non une faiblesse.